JosieBullies Josie-modo


 Age : 26 Inscrit le : 17 Sep 2006 Messages : 445 Localisation : ST-A.A. Québec Emploi : maman a temps plein Loisirs : nature, lecture, mécanique, animaux, animaux et animaux
| Sujet: Brando, perroquet ara... Mar 26 Sep - 17:53:46 | |
| En septembre 1982, mon épouse Cindy et moi avons choisi d'acheter un perroquet ara aux couleurs vives qui venait directement des forêts tropicales d'Amérique du Sud. Au début, nous avions choisi de l,appeler César, d'après le bel acteur latino-américain Cesar Romero, célèbre pour sa voix suave et veloutée.
Après quelques semaines, cependant, nous avions décidé de changé le nom de notre perroquet parce que nous n'arrivions pas, malgrés tout nos efforts, à lui faire dire quoi que ce soit, même pas un simple " allô ". Tout ce que nous arrivions à lui faire faire, c'était de siffler et, à l'occasion, d'émettre un son rauque et perçant. Cindy disait que ça lui rappelait Stanley criant après Stella dans Un tramway nommé désir,alors elle proposa de renommer notre oiseau Brando plutôt que César. Un jour notre oiseau "parla" bel et bien : Il répéta quelque chose a mainte reprise, mais toujours en marmonant a voix basse.
-Mais que diable dit-il ? demandai-je la première fois qu'il fit ces sons bizarres.
-Je pense que ça signifie "Allô, allô ! bel oiseau". répondit Cindy en riant. Du moins, c'est ce que je lui ai répété au moins 500 fois aujourd'hui.
Les paroles de Cindy furent couronnées par le discours sourd et indistinct de notre ara. Nous avions maintenant un perroquet du nom de Brando.
Bien que déçus que notre oiseaux ne parla pas clairement, nous nous sommes tout de même attachés à Brando. C'était un animal propre et non dérangeant, et puis il avait cet éclair de malice dans les yeux quile rendait vraiment sympatique.
-Il s'améliorera sans doute avec le temps. Il s'habituera à nos voix, me dit Cindy en éternelle optimiste un soir que nous essayions de faire dire un mot clair et précis à notre perroquet bredouilleur.
En rentrant du travail, un soir, 6 ou 7 semaines après que nous ayons adopté Brando, j'ai trouvé Cindy, l'air perplexe, assise dans son fauteuil préféré tout près du perchoir de Brando.
-Étant donné que tu as gagné la course du retour èa la maison, es-tu en train de décider ce que tu vas préparer pour le dîner ? demandai-je en taquinant, puisque je savais très bien que c'était mon tour de cuisiner.
Cindy posa l'index sur ses lèvres pour m'enjoindre de me taire, puis elle hocha la tête vers Brando..
L'excitation me gagnait, Avait-elle réussi à lui faire articuler un mot clair et distinct plutôt que son marmottement habituel ?
Comme s'il avait reçu un signal, l'oiseau s'exclama soudain on ne peu plus clairement : " Aidez-moi ! je vous en supplie, aidez-moi quelqu'un ! "
C'était à mon tour d'être intrigué. " Aidez-moi ? mais de quoi parle-t-il ? "
Cindy haussa les épaules.
-Les premiers mots de notre bébé. N'es-tu pas fier?
J'enlevai mon manteau et posai mon attaché-case près de ma table de travail.
-Ses premiers mots et il appel a l'aide ? C'est toute la reconnaissance qu'il a envers nous ? Qu'est-ce que tu lui faisait avant que j'arrive ? Tu le plumais avec des pincettes ?
Cindy roula ses grands yeux marrons et soupira comme si elle s'impatientait devant tant d'insensiblité de ma part.
-Voilà le mystère qu'il faut résoudre, espèce de balourd ! Pourquoi les premiers mots clairs et distinctifs de Brando seraient-ils un appel a l'aide ?
Je passai en revue et à voix haute les différentes explications plusibles. Avions-nous oublier de fermer leposte de tv ou de radio avant de partir travailler ? Brando souffrirait-il de problèmes émotifs ou psychologiques ? Cindy se serait-elle écriée " À l'aide ! " en se rendant compte que sa mère viendrait bientôt passer une semaine le week-end de l'action de grâce ?
-Non non et non ! répondit Cindy à chacune de mes taquineries. tais-toi un peu et écoute. Je pense avoir entendu quelque chose d'autre. Peut-être une voix venant de l'extérieur.
Je me laissai tombé dans le fauteuil à ses côtés et fis ce qu'elle me demandait.
Après quelques minutes de silence, je l'entendis. Une voix faible et lointaine qui appelait au secours. Dès qu'on entendit la voix, Brando renchérit tel un écho : "À l'aide ! S'il vous plaît, aidez-moi quelqu'un !".
Je me levai et allai jusqu'à la fenêtre. Après quelques moments de résistance le loquet obstiné céda et je réussi à ouvrir la fenêtre, mais tout ce que j'entendis en ce soir frileux de novembre fut lebruit de la circulation.
-S'il vous plaît, aidez-moi ! entendis-je une fois de plus.
Je dis à Cindy de composer le 911 et je sortis avec une lampe de poche pour voir ce qui se passait.
L'heure de pointe s'achevait, mais il restait quands même un certain boucan provenant de la circulation. J'entendais mieux les cris dehors, mais le vrombrissement des pneus sur la chaussée de même que les coups de klaxon occasionels étaient autant d'obstacle à la localisation de la voix.
Je cherchai du côyé des buissons entre notre maison et celle du voisin et je dirigeai soigneusement le faisceau de la lampe tout le long de la rue. Après quelques minutes, j'étais certain que les cris provenanient de l'autre côté de la rue. Plus précisément, d'un terrain sur lequel se trouvaient 2 vieux entrepôts désaffectés qui seraient bientôt démolis et remplacés par des immeubles d'appartements.
Tandis que je traversais la rue, la personne en détresse vit sans doute la lumière de ma lampe car un homme s'écria : "Par ici, je suis par ici. je vous en prie aidez-moi !" Alors je dirigeai ma lampe du côté d'où venait la voix et je fus consterné d'apercevoir un vieil homme à la chevelure toute blanche plaqué contre le mur de l'un des entrepôts, coincé entre celui-ci et une fourgonnette. Dieu merci, les policiers alertés par l'appel de Cindy arrivèrent au même moment et ils appelèrent immédiatement une ambulance.
Voici donc l'histoire extraordinaire de ce septuagénaire du nom de Edward Kabrick. Plombier de métier, M. Kabrick jouissait maintenant d'une semi-retraite et il utilisait l'un de ces entrepôts pour stocker ses surplus de fournitures et d'équipements. Il s'y était rendu cet après-midi-là pour y chercher un adoucisseur d'eau pour un de ses clients. Et tandis qu'il se rendait à la porte de l'enbtrepôt, son camion s'était mis a reculer dans la pente descendante et l'homme de 70 ans avait été rudement plaqué contre le mur de briques. Il avait été coincé entre le mur et son camion sans pouvoir se sortir de cette fâcheuse position.
Mal en point et souffrant terriblement, il appela au secours, mais avec toute la circualtion autombile qu'il y avait à quelques rues seulement, personne n'avait entendu ses cris. Avec des côtes cassées et des fractures aux jambes, le pauvre homme avait souffert le martyr pendant des heures, devenant de plus en plus faible à mesure que le temps passait.
Ne travaillant qu'à demi-temps, personnes ne remarquerait s'il se présentais ou non au bureau. Par ailleurs sa femme était décédée 3 ans plus tôt et il n'y avait personne pour s'inquiéter de son absence.
-J'ai bien cru que je mourrais de froid si on ne me trouvait pas bientôt, dit-il en me serrant lamain avant qu'on ne le place dans l'ambulance. merci d'avoir entendu mes cris de détresse. je ne pense pas que j'aurais pu tenir encore longtemps, sûrement pas toute la nuit.
Je lui expliquai que c'était plutôt notre perroquet qui méritait sa reconnaissance, Notre Brando habituellement muet ou qui ne savait tout au plus que marmonner, avait de toute évidence entendu les cris de M. Kabrick plutôt dans la journée alors que sa voix était plus forte et il nous les avait clairement répétés et ce, avec la même urgence quela victime les avait proférés.
L'un des policiers rit doucement en secouant la tête de gauche a droite. -Vous avez troué M. Kabrick grâce a votre perroquet qui vous a répété les appels au secours qu'il avait entendus ? C'est ce qu'on pourrait appeller un miracle, non ?
J'étais bien d'accord avec lui. Comment se faisait-il que notre bon vieux Brando, un perroquet qui n'avait jusqu'alors jamais prononcé un seul mot clair, ait choisit de faire écho aux appels de détresse d'un homme blessé et de répéter ses cris avec autant de clarté et de justesse de ton ?
-Oui, dis-je à l'agent de police, je pense que le mot "miracle" sera le prochain que nous lui apprendrons.
Vance O.
*source : Ces animaux miracles. Brad Steiger et Sherry Hansen Steiger |
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keiko Invité

| Sujet: Re: Brando, perroquet ara... Mar 26 Sep - 20:24:13 | |
| c'est une tres tres jolie histoire
merci |
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Babs Modératrice


 Age : 31 Inscrit le : 18 Sep 2006 Messages : 4519 Localisation : Choex/Suisse
| Sujet: Re: Brando, perroquet ara... Mar 26 Sep - 21:14:01 | |
| :merci: Josie  _________________
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Béa Autruche


 Age : 48 Inscrit le : 17 Sep 2006 Messages : 760 Localisation : Sud de la Picardie Emploi : Professeur de Lettres Loisirs : Animaux, lecture, voyages, etc.
| Sujet: Re: Brando, perroquet ara... Mer 27 Sep - 14:50:59 | |
| :merci: Josie de nous avoir fait partager cette belle histoire!  _________________
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JosieBullies Josie-modo


 Age : 26 Inscrit le : 17 Sep 2006 Messages : 445 Localisation : ST-A.A. Québec Emploi : maman a temps plein Loisirs : nature, lecture, mécanique, animaux, animaux et animaux
| Sujet: Re: Brando, perroquet ara... Mer 27 Sep - 16:54:30 | |
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je suis contente que cette histoire vous plaise...
j'ai un livre avec une vingtaine d'histoires comme celle-ci et j'ai pensé vous en faire partager quelques-une de temps en temps...
Et celle-ci est la première parce qu'on entend souvent parler d'un chien ou d'un chat qui à sauver des vies...mais rarement d'un oiseaux... :colombe: |
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